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Atelier d'initiation à l'arboriculture fruitière Rwanda

Un don de 5$, 5€ ou 5000FRW = 1 arbre planté

Colline de KamonyiColline de KamonyiColline de Kamonyi

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POURQUOI CRÉER DES ATELIERS D’ARBORICULTURE FRUITIÈRE AU RWANDA ?

Les populations se sont détournées des fruits depuis plusieurs années dû, d’une part à leur coût et d'autre part à leur qualité gustative. En effet beaucoup de production fruitière sont éloignées du lieu de consommation, ce qui engendre une récolte précoce et altère ainsi la qualité gustative et nutritive des fruits. De plus, le bilan carbone en est alourdi. Les populations les plus pauvres n’ont pas accès aux fruits et notamment les enfants qui, par ce fait, sont victimes de malnutrition.

La malnutrition est présente dans tous les pays du monde. L’organisation des Nations Unies estime qu’une personne sur neuf souffre de la faim et une personne sur trois est en surpoids voir obèse.

La malnutrition est l'un des problèmes de santé publique les plus graves dans le monde, mais surtout dans les pays en développement. La malnutrition est un défi mondial majeur. Elle est surtout fréquente et apparente dans les premières années de l’enfance, elle peut aussi exister chez les enfants plus âgés et les adultes. Les nourrissons et les enfants ont des besoins plus importants que les adultes car ils grandissent. Cette situation a pour conséquence directe une mortalité élevée et la présence de séquelles graves comme le retard de croissance et elle peut favoriser des déficiences mentales

Afin de lutter contre la malnutrition et afin de réduire son impact, le gouvernement du Rwanda a continué à conjuguer ses efforts pour lutter contre ce fléau.

Après avoir constaté qu'une proportion importante d'enfants de moins de 5 ans avaient des problèmes de nutrition au Rwanda, le gouvernement a mis en place un programme « une famille, une vache » appelé GIRINKA en Kinyarwanda afin de lutter contre ce phénomène et la pauvreté.

Il a été enregistré une baisse du taux de retard de croissance chez les enfants âgés de 6 mois à 5 ans passant de 42% en 2012 à 35% en 2018.

Une étude menée par le Ministère du genre et de la promotion de la famille (MIGEPROF) en 2021 sur la situation nutritionnelle des jeunes enfants au Rwanda, indique que la malnutrition continue d'être un problème de santé majeur au Rwanda.

Malgré l'engagement ferme et déclaré du Gouvernement rwandais, des acteurs sociaux et des partenaires au développement, la prévalence de la malnutrition reste élevée.

Le Gouvernement rwandais fait de son mieux, un grand effort est fait que ce soit dans l'agriculture, la santé pour mettre en place les différentes stratégies ainsi que leur organisations pour réduire ce fléau mais le chemin est toujours long.

En 2019 Le ministère de l’agriculture rwandais (MINAGRI) à lancer une campagne nommée « The Fruit Tree Planting Campaign » pour favoriser la plantation d'arbres fruitiers.

En créant l’atelier d’initiation à l’arboriculture fruitière, l'association Les Ateliers Ouverts vient en soutien aux moyens mis en œuvre par l’État en informant et en formant les populations sur la plantation de ces arbres et pour en suivre l’ évolution , il s’agit d’aider à éradiquer le problème de la malnutrition .

Cet atelier à 4 objectifs principaux :

- accroître la production des fruits pour lutter contre la malnutrition et la pauvreté ;

- lutter contre l’érosion des terres ;

- promouvoir la permaculture et la gestion de l’irrigation à l’aide de nouvelles technologies ;

- promouvoir l’art du compostage. 

Un atelier d’initiation au compostage est prévu en complément de l’atelier d'initiation à l’arboriculture fruitière.

 Atelier mis en oeuvre par L'Association Les Ateliers Ouverts et les bénéficiaires du projet.

PRÉSENTATION DE L’ATELIER

Des consultations publiques préalables d’information seront organisées. Ces séances permettront d’une part d’informer les populations sur la distribution et la plantation des arbres fruitiers et d’évaluer les connaissances des populations sur la culture et la consommation des fruits. D’autres part, elles permettront d’évaluer les besoins et de choisir les arbres fruitiers en fonction de la composition de la terre et du climat. En effet le Rwanda à 3 zones climatiques différentes.

Pour ce faire l’association Les Ateliers Ouvert propose d’ informer les populations sur cet atelier et de leur proposer d’y participer pour nettoyer et préparer des parcelles pour la plantation des arbres fruitiers, ainsi que leur entretien par le biais des soirées du mercredi socio-familial ( Umugoroba w’ababyeyi) et dans le cadre des travaux communautaires (Umuganda rusange).

Ces réunions permettront de diffuser les informations et relever les problèmes liés à la malnutrition. Des séances d’informations seront aussi organisées au sein des établissements scolaires, des postes de santé et des centres de santé.

Cet atelier se décompose en 4 étapes principales  :

- La première étape consiste en la consultation publique d’information, suivi de séances de formation pour les volontaires.

- La seconde étape consiste en la plantation des arbres fruitiers et la gestion de la culture arboricole en promouvant la méthode de la permaculture et de l’irrigation responsable. Il s’agit de former les populations aux nouvelles méthodes agricoles plus respectueuses de la nature. A cette étape de l’atelier une première distribution de plants d’arbres fruitiers sera organisée pour que les personnes puissent les planter chez elles.

- La troisième étape consiste en la récolte des fruits et la filière de distribution. Il s’agit de former les populations aux bonnes méthodes de récoltes des fruits, leur permettant de reconnaître les fruits qui sont bon pour la consommation et ceux qui ne le sont pas.

Une formation sur les différentes méthodes de conservation des fruits (frigo, conserves, congélation, séchés…). sera proposée.

-  La quatrième partie concerne la reproduction des arbres fruitiers. Il s’agit de constituer une pépinière d’arbres fruitiers pour anticiper les pertes dues aux aléas climatiques et aider les populations les plus précaires à planter dans leurs jardin des arbres fruitiers.

Pour les population ne disposant pas de jardin, des solutions tel que les jardins partagés, la culture hors sol pourra être proposée.

Modèle économique

Une campagne de parrainage d’arbre fruitier sera lancée sur internet et localement pour que les gens puissent parrainer un arbre pour 5 euros (5.65$). Ce montant sera destiné à l’achat des arbres, à leur plantation et à leur entretien , pour les populations ne bénéficiant pas de terrain, les arbres parrainés seront plantés sur une parcelle mise à disposition de l’association . Les populations pourront ainsi entretenir les arbres et récolter gratuitement les fruits qu’elles pourront consommer.

30% des fruits récoltés seront destinés à la vente ce qui permettra d'entretenir le matériel et d’avoir l’équipement nécessaire pour les bénévoles et les intervenants. Cette vente permettra de subvenir aux charges de cet atelier. 70% des fruits seront distribués aux populations précaires.

30 % des plants seront vendus pour financer la location ou l’achat de parcelles ce qui permettra aux populations précaires ne disposant pas de terrain de planter les arbres fruitiers, voire de pouvoir lancer leur commerce . Ce modèle est calqué sur les pépinières d’entreprises ou les jardins partagés en fonction des pays. 70% des plants reproduits seront distribués gratuitement aux populations précaires.

Mise en œuvre du projet

Il sera constitué une équipe en collaboration avec des professionnels(les) qui sera composée de:

- un ou une chef de culture (ingénieur agronome) qui sera chargé(e) de former la population sur les différentes étapes de la culture, c’est-à-dire depuis la préparation du terrain jusqu’à la cueillette et la reproduction des plants.

Il ou elle sera aussi chargé(e) de vérifier que les personnes ayant bénéficié d’un don d’arbres fruitiers les entretiennent et en consomment les fruits. Il ou elle fera le lien entre le projet et les administrations.

- un contremaître ou une contremaîtresse qui sera chargé de gérer l’équipe sur le terrain et de rapporter au chef ou à la chef de culture les problèmes rencontrés, l’avancée des travaux etc.

-  4 ouvriers et/ou ouvrières agricoles qui seront chargés (es) de la préparation du terrain, de la plantation et de l’entretien des arbres, ainsi qu’à la récolte, la distribution gratuites et la vente des fruits.

- un consultant en environnement.

ÉVALUATION

A chaque phase du projet, il y aura une évaluation, concernant:

- le nombre de participant aux formations;

- le nombre d’arbres plantés;

- la récolte ;

- la relation avec les populations;

- la consommation des fruits;

- les ravageurs des arbres et la lutte;

- la protection des personnes;

- le composte;

- le bienfait sur les populations;

- le bienfait sur l'environnement.

Cette liste n’est pas limitative, d’autres évaluations peuvent être considérées.
Une méthodologie sera mise en place pour évaluer mensuellement le projet et ajuster les techniques et les besoins des ateliers. Cette évaluation se fera en collaboration avec les collectivités locales.

Il est a noté que l'association Les Ateliers Ouverts a signé un protocole avec le ministère de l'agriculture rwandais (MINAGRI), l' Association est tenu par ce fait à faire un rapport à MINAGRI trimestriellement sur cet atelier.

CONCLUSION

Le projet d’atelier d'initiation à l'arboriculture fruitière interviendra dans la vie de la population rwandaise qui souffre de malnutrition et d’en prévenir les causes dans le but de lutter contre ce fléau. Il s'inscrit dans le cadre de la politique du Gouvernement.

Lorsque les premiers cas de COVID-19 ont fait la une des journaux il y a un an et demi, peu de gens auraient imaginé l’ampleur que prendrait la pandémie et les conséquences désastreuses qui s'en suivraient. Ce qui a commencé comme une crise sanitaire s’est rapidement transformé, pour beaucoup, en une crise alimentaire et de subsistance. Des millions de personnes ont perdu leur emploi et leurs sources de revenus. Les régimes de protection sociale étant inexistants ou inadéquats, le nombre de personnes souffrant de faim a augmenté de 161 millions en seulement un an.”

Dans toutes les sociétés, la pandémie et les mesures prises pour l’endiguer ont touché le plus durement les groupes marginalisés et défavorisés. Dans de nombreux cas, aucune précaution n’a été prise et aucune exception n’a été faite pour protéger les droits de ces groupes et les mettre à l’abri des effets des mesures restrictives. Dans la plupart des pays, les systèmes de protection sociale se sont révélés incapables de protéger les plus démunis(es) et de les aider à se remettre sur pied.”

Les enfants vivant dans la pauvreté ont souffert de l’absence de repas scolaires ou d’une diminution de la qualité des repas. Dans certains cas, les enfants ont été contraints(es) de faire des travaux dangereux pour aider leur famille à joindre les deux bouts.” (Source Droit à l’alimentation rapport juillet 2021)

Publié le : 06 juillet 2022